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 Cendrillon

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MessageSujet: Cendrillon   Sam 15 Aoû - 15:43



Cendrillon est un conte populaire. Il en existe plusieurs versions de par le monde, dont certaines peuvent être très différentes de celle connue en Occident.

Une histoire connue partout dans le monde :

Comme pour beaucoup d'histoires appartenant avant tout au patrimoine oral, celle-ci est présente dans presque toutes les époques et civilisations. Il n'existe pas forcément de lien direct et identifiable entre toutes ces versions. On parle alors de « trame récurrente » vraisemblablement liée au genre humain, aux questionnements qui l'interpellent depuis toujours.

Voici la trame en question, mais qui peut cependant connaître des variations selon les régions où elle est appliquée (un conte populaire vivant avant tout de pratique orale), mais restant, dans presque tous les cas conforme à ce modèle :

  • Un enfant plus ou moins rejeté par sa famille qui aimerait faire les mêmes choses que les autres enfants de son entourage.
  • L'aide d'adjuvants dans son périple.
  • La préférence d'une personne convoitée par tous pour cet enfant délaissé.
  • Une consigne à ne pas enfreindre (ex : les douze coups de minuit)
  • La personne convoitée qui finit par la retrouver après une épreuve d'identification.
  • Le triomphe de l'enfant sur ceux qui le méprisaient.


Une version antique du conte :

Parmi les multiples versions du conte que l'histoire littéraire a retenues il y a celle-ci, retranscrite au IIIe siècle par d'Élien. L'auteur raconte l'histoire de Rhodope, une jeune Grecque embarquée en Égypte comme esclave. Un jour, un aigle lui vola une de ses pantoufles alors qu'elle était au bain. L'oiseau laissa tomber la pantoufle aux pieds du pharaon Psammétique ; celui-ci, frappé de stupeur par la délicatesse de la pantoufle, promit d'épouser la femme à qui elle appartenait.

Le nom de l'héroïne :

Cendrillon n'est que le surnom de l'héroïne, dérivé du fait qu'elle se repose dans la cendre une fois son travail fini. On ignore son nom réel. Elle a un second surnom, celui de Cucendron, qu'une précieuse aurait banni mais que Charles Perrault choisit pour mieux souligner la vulgarité de Javotte (la belle-sœur ainée).

Ces deux surnoms sont dérivés du mot cendre, qui a toujours été symbole d'humiliation et de pénitence : la Bible et l'Odyssée font mention de Jérémie se roulant dans les cendres et Ulysse assis dessus. Quant aux pères de l'Église, ils nous montrent les pénitents se couvrant la tête de cendres ou vivant dans la cendre. Le surnom de Cendrillon vient d'un amalgame entre les mots cendre et souillon. Dans un conte chinois similaire du IXe siècle, la jeune fille se nomme Yè Xiàn. Ce nom se rapproche d'un point de vue phonétique de termes tels que aschen (allemand), asan (en sanskrit) ashes (anglais) et aescen (anglo-saxon) qui signifient cendre. Il s'agit donc toujours de la même histoire.

Mais ce seront essentiellement Charles Perrault en 1697 avec Cendrillon ou La Petite Pantoufle de verre et Jacob et Wilhelm Grimm, en 1812 avec Cendrillon qui auront permis au conte de se fixer sous la forme qu'on lui connait dans l'imaginaire collectif.

Néanmoins, son nom anglais Cinderella résulte d'une traduction « trop facile » de son nom original ; car contrairement à ce que cela pourrait laisser penser, la traduction anglaise exacte de « cendre » n'est pas cinder (qui signifie en fait « escarbille ») mais ash. L’Oxford English Dictionnary précise d'ailleurs que cinder n'a pas la même étymologie que ash. Une autre différence réside dans ce que désigne respectivement l'escarbille et la cendre : La cendre est une matière poussiéreuse et propre résultant d'une combustion complète, alors que l'escarbille est une matière solide et sale résultant d'une combustion incomplète.

Comparaison entre Perrault et les frères Grimm :

La version de Charles Perrault, Cendrillon ou La Petite Pantoufle de verre, présente déjà une importante différence avec la version des frères Grimm : le prince tente de retenir l'héroïne en enduisant l'escalier de poix. Dans d'autres versions, l'héroïne laisse intentionnellement tomber sa pantoufle. On observe ici que ces contes sont bien plus anciens que les versions courantes et qu'ils ont été adaptés pour les enfants, alors qu'à l'origine ils servaient à véhiculer un certain nombre de principes. D'autres versions parlent d'un anneau qui n'irait qu'à l'héroïne.

Il existe des similitudes avec d'autres contes. On reconnaît bien sûr dans l'image de l'anneau l'empreinte de Peau d'Âne. Dans certaines versions, ce n'est pas une fée marraine qui aide l'héroïne, mais sa mère défunte qui lui apparait alors sous la forme d'un animal ou d'un arbre. Cependant, l'héroïne reçoit toujours de l'aide, et cela dans toutes les versions.

La plupart des versions sont directement issues des anciennes traditions populaires, et recèlent beaucoup de sagesse. Même si le thème de la justice du destin est clairement identifiable dans toutes les versions, les conteurs ne sont pas tous d'accord sur le second thème à aborder, à savoir, la punition ou le pardon. Dans la version de Charles Perrault, les belles-sœurs sont pardonnées par l'héroïne, alors que dans la version des frères Grimm, elles sont doublement punies ; il y a d'une part le fruit de leur mutilation devant leur permettre de chausser la pantoufle (dans une version écossaise intitulée Rashin Coatie, la belle-mère mutile elle-même ses filles) et d'autre part le fait qu'elles finissent aveugles.

Encore les frères Grimm sont-ils modérés par rapport à la première version allemande, dans laquelle les belles-sœurs sont condamnées à danser avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusqu'à ce que mort s'ensuive. Un tel châtiment (dont la brutalité rappelle que les contes populaires peuvent avoir la vocation morale des apologues et qu'ils mettent en garde contre les tentations du mal) se trouve cependant dans la Blanche-Neige des mêmes frères Grimm.

De même, la version des frères Grimm, ainsi que d'autres versions plus anciennes de l'histoire, ne dit absolument pas que l'héroïne doit à tout prix quitter le bal avant minuit. Elle ne s'y rend d'ailleurs pas non plus à bord d'une citrouille transformée en carrosse conduit par un rat transformé en cocher, tiré par six souris transformées en chevaux, et entouré par six lézards transformés en laquais (à l'époque de Charles Perrault, les laquais étaient souvent sujet de plaisanterie à cause de leur paresse. De même, l'image du lézard qui reste immobile sous le soleil a souvent été rapprochée des personnes de nature paresseuse ; d'où cette dernière métamorphose.)

Psychanalyse de ce conte de fée :

L'image de la marraine-fée qui dans la version de Charles Perrault tient absolument à ce que l'héroïne quitte le bal avant minuit faute de quoi tout ce qu'elle lui a donné redeviendra comme avant, représente l'image du parent qui tient absolument à ce que son enfant ne traîne pas dehors tard dans la nuit, sinon les choses pourraient aller très mal pour lui!

Pantoufle de "vair" ou de "verre" :

La pantoufle de Cendrillon est, selon les versions françaises les plus récentes, de verre ou de vair (fourrure d'écureuil). L'édition de 1697 des contes de Charles Perrault mentionne bien « la pantoufle de verre », donnée traditionnelle dans le folklore, puisqu'on retrouve des pantoufles de verre ou cristal dans les contes catalans, écossais, irlandais. Dans d'autres contes, le héros peut avoir des chaussures de fer, et Blanche-Neige des frères Grimm un cercueil de verre. En occitan, langue dans laquelle l'homophonie verre-vair ne fonctionne pas, une formule de conclusion utilisée par les conteurs était celle-ci : Cric-crac ! Mon conte es acabat / Abió un escloupoun de veire / Se l'abio pas trincat / Aro lou vous farió veser. (Cric-crac, mon conte est achevé / J'avais un petit sabot de verre / Si je ne l'avais pas brisé / Je vous le ferais voir.)

Honoré de Balzac et Émile Littré voulaient, au nom de la raison, corriger cette graphie en vair (petit-gris, écureuil). Cette correction n’apporte pas toute satisfaction, car outre le fait que jamais on ne fourra par le passé les chaussures de petit-gris, de tels souliers seraient bien inappropriés à un bal et à la danse, et la fourrure n'apporte aucune valeur symbolique au récit. Le vair, fourrure de petite dimension, n'était pas utilisé pour réaliser des pièces d'habillement, mais seulement des ornements, et principalement en héraldique, donc loin des préoccupations du petit peuple par qui circulaient les contes. Le verre était, à l'époque de Perrault, pour le peuple, un matériau rare et précieux, symbolique donc d'une personnalité exceptionnelle, particulièrement fine et légère, au point de pouvoir porter de telles chaussures sans les briser ni en être incommodée. On peut arguer au nom de la raison qu'il serait bien difficile de chausser une pantoufle de verre si elle ne s'ajustait pas exactement à la forme et à la taille du pied, ce qui se produit dans l'histoire.

Le sens du mot pantoufle (chaussure d'intérieur confortable) a certainement influé dans ce sens (les traductions de la version de Grimm emploient en général escarpin, et d'ailleurs des escarpins en or, qui ne doivent pas être spécialement confortables non plus).

Dans Le Conte populaire français, Paul Delarue recense 38 versions relevées en France. Sur ces versions, 32 font mention de chaussures ou de pantoufles, réparties ainsi : chaussures, sans autre précision, 14 ; pantoufles, 10 ; sandales, 1 ; pantoufles de verre, 4 ; pantoufles d'or, 1, chaussures de verre, 1 ; chaussures de cristal, 1. Il n'y a pas d'autres mentions de matière, donc pas de vair.

Voir aussi :
Adaptations.

Source : Wikipédia
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Cendrillon

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